Biodécodage : le corps, un messager. La maladie, un langage
Et si nos symptômes n’étaient pas seulement des dysfonctionnements mais aussi des messages ? Et si notre corps ne tombait pas “par hasard” malade et cherchait, à sa manière, une solution ? À l’occasion de la conférence du 12 mars à Bruxelles (Ixelles), Véronique Freslon, fondatrice de Libres Racines, partage une approche qui intrigue, questionne et parfois bouscule : le biodécodage.
« On va toujours chercher l’origine, à la source (…) Trouver l’origine peut aller très vite. Être prêt à changer demande de la détermination (…) Il faut que la personne soit prête à créer du changement en elle, pour elle-même (…) On avance petit objectif par petit objectif, à son rythme. »
Qu’est-ce que le biodécodage ?
Formée notamment à l’approche développée par Christian Flèche, Véronique définit le biodécodage comme : “Une démarche qui consiste à mettre du sens sur notre profondeur biologique.”
Le principe est simple en apparence : un symptôme n’est pas seulement un problème à éliminer, c’est aussi une réponse biologique à un conflit non résolu . Le corps n’est pas l’ennemi. Il informe, il tire la sonnette d’alarme, il cherche une solution.
Selon cette lecture, la maladie peut parfois être comprise comme une stratégie d’adaptation mise en place par notre biologie pour faire face à une situation vécue comme insupportable . Attention. Cela ne signifie pas que toute maladie est d’origine émotionnelle. Véronique précise clairement qu’il existe des causes externes évidentes (une intoxication alimentaire, par exemple) . Toutefois, au-delà de ces situations, le biodécodage propose d’explorer une autre dimension : celle du lien entre vécu psycho-émotionnel et expression corporelle.
« Le décodage biologique, c’est comprendre comment un symptôme vient parler de nous, d’une histoire. »
Le corps raconte-t-il une histoire ?
La réponse est: oui. Notre biologie et notre psychisme ne sont pas séparés. Le cerveau fait le lien entre notre état mental et notre état physique . Les émotions ne surgissent pas sans raison. Les réactions répétitives non plus. Les peurs, les colères, les rejets, les résistances, etc. racontent quelque chose . Et parfois, cette histoire remonte loin : à l’enfance, à la vie intra-utérine, voire à l’histoire familiale et aux mémoires transgénérationnelles .
Le biodécodage s’appuie notamment sur l’idée que certaines stratégies d’adaptation peuvent se transmettre, notamment via des mécanismes épigénétiques. Ce qui a été une solution un jour peut devenir un frein aujourd’hui.
Une grille universelle ou culturelle ?
Une question importante soulevée lors de l’échange: existe-t-il une lecture universelle des organes et des symptômes ? Le biodécodage part d’abord de la fonction biologique de l’organe . Par exemple :
- les poumons sont liés à la respiration, à l’espace vital,
- les reins à la gestion des liquides,
- etc.
Cependant, s’y ajoutent effectivement des dimensions symboliques. Or le symbole est culturel. Par exemple, un genou peut évoquer :
- la soumission,
- la prière,
- la flexibilité,
- ou simplement la mobilité.
C’est pourquoi la posture du thérapeute est centrale : il ne s’agit pas d’appliquer des “phrases toutes faites”, mais d’accompagner la personne à découvrir ce que son symptôme signifie pour elle.
Avantages et limites
Le biodécodage, ce n’est pas une promesse miracle. C’est une proposition de regard, autre. Le biodécodage n’est pas une grille rigide, c’est un outil d’exploration.
Selon Véronique, les forces de cette approche sont claires :
- Elle permet d’aller rapidement à l’origine d’un conflit .
- Elle respecte le rythme de la personne.
- Elle ouvre une vision holistique de l’être humain .
Mais elle demande aussi :
- Une réelle volonté de changement .
- Une capacité à explorer ses émotions.
- Une relation de confiance forte avec l’accompagnant .
Elle n’a pas vocation à remplacer la médecine. Elle se veut complémentaire. Le biodécodage ne propose pas d’arrêter un traitement. La proposition: ajouter une autre lecture.
Conclusion : rendez-vous EN LIGNE ou en PRéSENTIEL le 12 mars pour notre conférence
La conférence du 12 mars à 20h à Ixelles sera l’occasion : de découvrir les fondements du biodécodage, d’entendre des exemples concrets, de participer à un exercice pratique , et surtout d’ouvrir le regard.


